Affiche du film Hunger Games : L'Embrasement
Katniss et son compagnon Peeta sont rentrés dans leur district après avoir gagné la 74ème édition des Hunger Games. Mais le Capitole n’en a pas fini avec eux, d’autant que la révolte gronde. Non content de les faire participer à une tournée de la victoire dans les autres districts, le Président Snow décide d’organiser un nouvel Hunger Games avec les vainqueurs des anciennes éditions dans l’espoir, cette fois, de les faire définitivement disparaître.
Même si le nouveau réalisateur essaye de donner un peu plus de tenue aux scènes d’action (adieu les hypocrites hors-champ destinés à atténuer la violence) et tente de développer une vague critique sur les méthodes douteuses de la télé réalité, les nouvelles aventures de Katniss sont toujours aussi superficielles et convenues.
Malgré sa durée, excessive, le film ne parvient pas à exploiter ses maigres atouts et préfère se complaire dans les clichés faciles de son tournoi répétitif. Le monde de la jolie Katniss sonne creux et on a du mal à croire un seul instant à cette société où les riches semblent tout droit sorti d’une Gay Pride et les pauvres d’un roman de Dickens.
Les personnages que croisent l’héroïne n’ont d’ailleurs quasiment pas d’épaisseur. Difficile, dans ces conditions, de faire naitre l’émotion et de s’attacher à eux. Mais c’est, sans doute, le prix à payer pour les faire disparaître ensuite sans choquer.
Plus que de viser une dystopie avec un sous-texte politique à destination des adolescents, Hunger Games : L’embrasement se contente au final de lisser son public dans le sens du poil et de lui resservir la vieille recette des amours contrariés entre une jeune fille et ses nombreux prétendants, façon Twilight.
Jennifer Lawrence a beau se démener, l’embrasement annoncé n’est rien de plus qu’un feu de paille.

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