Affiche du film Moll Flanders ou les mémoires d'une courtisaneIrlande. 18ème siècle.
Une fillette, tirée de son orphelinat par un mystérieux inconnu qui dit avoir connu sa mère, est emmenée chez une femme riche qui désire l’adopter. Mais la dame habite le Nouveau Monde. L’homme profite du long périple pour lire à la petite les mémoires de sa mère, Moll Flanders. Une femme libre qui, d’un couvent à une maison close, lutta toute sa vie contre les inégalités entre les hommes et les femmes tout en cherchant à quitter sa condition misérable.
Inspiré d’une œuvre de Daniel Defoe, le récit des aventures de Miss Flanders, qui n’était pas folle de la messe et vraiment pas Moll de la fesse, méritait mieux que ce beau livre d’images compassées et sans saveur. Si la reconstitution d’époque s’avère plutôt jolie, la mise en scène sage et paresseuse de Pen Densham et l’enchaînement rapide des péripéties empêchent de compatir aux nombreux déboires de la pauvre courtisane. Et n’espérez pas trouver une quelconque scène sulfureuse pour vous consoler, car c’est à de la maison close pour bibliothèque rose auquel le réalisateur nous convie.
Seule la prestation de Robin Wright permet de tenir jusqu’à la fin, prévisible, de cette histoire. Présente dans presque tous les plans, elle campe une magnifique et convaincante Moll Flanders mais se démène, en vain, pour un réalisateur qui n’a visiblement pas son talent.

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