Affiche du film Thor : Le monde des ténèbres
Il n’y a pas à Thortiller, les nouvelles aventures du beau Thorride blond d’Asgard ne sont pas aussi Thortignoles qu’on aurait pu le craindre, surtout après un premier Thor qui se traînait à la vitesse d’un Thortillard.
Certes, les deux premiers tiers du film ne sont guère passionnants (toutefois pas au point d’aller mettre la viande dans le Thorchon) avec ses combats longuets et répétitifs contre une ancienne race qui tient absolument, à Thor ou à raison, à plonger l’univers entier dans le noir. On suppose que Malekith et ses elfes noirs ont été horrifiés à la vue des décors kitsch et pompiers en vogue dans la patrie d’Odin.
Heureusement, le Space Opérette à la bonne idée de faire un détour sur terre dans sa dernière partie et de choisir le camp de l’humour et du second degré plutôt que de sombrer définitivement du côté obscur de la Thorgnole. Grâce à la prestation savoureuse de Stellan Skarsgård, en scientifique déjanté, et à l’apparition clin d’œil de Chris Evans dans le justaucorps moulant de Captain America, le film de super-héros bas du front prend in extremis de la hauteur et emporte la sympathie à défaut d’être inoubliable.
Reste à espérer qu’un Thor 3 ne se profile pas de sitôt à l’horizon pour le pauvre critique qui va vite se retrouver à court de bons mots s’il doit encore le Thorpiller.