Affiche du film Insaisissables
La police n’en croit pas ses yeux.
Comment arrêter quatre insaisissables magiciens qui organisent un casse à l’autre bout du monde ou détournent des fonds pendant leurs spectacles ?
Quelles sont leurs motivations ?
Comment s’y prennent-ils ?
C’est sur un rythme abrutissant que Louis Leterrier nous entraîne dans son histoire de magiciens. Images, montage, musique : tout est tonitruant, sans doute pour tenter de masquer la vacuité de son récit.
D’ailleurs, la magie n’est pas le cœur de son spectacle. Elle en est juste l’artifice, destiné à justifier les invraisemblances de scénario les plus énormes. Tout comme le casting prestigieux, à qui le réalisateur donne des rôles aussi volatiles que le papier flash (papier qui s’enflamme instantanément sans laisser de traces) utilisé par les quatre héros.
Le plus insaisissable dans cette histoire, c’est que le réalisateur multiplie les mauvais tours :
– En se concentrant sur les amourettes d’un flic américain avec une française d’Interpol – Mélanie Laurent dans un rôle improbable – plutôt que sur les relations au sein de l’équipe de magiciens.
– En offrant à Michael Caine un simple rôle de faire-valoir.
– En agitant sa caméra à tout propos mais, hélas, sans à-propos.
– En offrant un épilogue prévisible et une explication simpliste qui donnent l’impression d’avoir assister à beaucoup de bruit pour rien.
Au final, seul le numéro de mentaliste de Woody Harrelson parvient à tirer quelques sourires…
Un conseil si vous aimez les magiciens, (re)découvrez plutôt Le Prestige de Christopher Nolan et surtout le merveilleux Illusionniste de Neil Burger, plutôt que ce film artificiel sur la magie qui ne fait pas longtemps illusion.

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