Affiche du film La maison des damnés
Un physicien, féru de parapsychologie, sa femme et deux médiums sont contactés par un milliardaire mourant qui cherche à savoir s’il existe une vie après la mort.
Leur mission : passer une semaine dans une demeure réputée hantée…
Adapté d’un roman de Richard Matheson, La maison des damnés est proche par son sujet de La maison du diable de Robert Wise. Mais John Hough n’a malheureusement pas le génie de la mise en scène de son aîné et sa maison est tout… sauf habitée.
Chez Wise, le manoir prenait vie et devenait un personnage à part entière grâce à un traitement judicieux de l’image et du son propice à la suggestion et à l’angoisse. Ici, la maison s’incarne d’autant moins que les lumières restent très souvent allumées et que le réalisateur exploite mal le hors-champ et les bruits inquiétants qui l’accompagnent. Difficile dans ces conditions de faire naître la peur.
Pour ne rien arranger, les événements s’enchaînent sans véritable cohérence et les personnages ont autant d’épaisseur que les ectoplasmes qu’ils sont censés traquer : tout au long du film, les agissements du Dr Barrett et de son équipe demeurent trop incertains pour vraiment passionner.
Reste quelques idées intéressantes (l’ombre au plafond d’un couple en train de faire l’amour, une présence inquiétante dans une douche…), un léger érotisme qui aurait gagné à être développé et les présences de la belle Gayle Hunnicutt (troublante égérie de Georges Franju dans Nuits rouges mais aussi inoubliable Lady Beltham dans le feuilleton télé Fantômas réalisé en 1980 par Claude Chabrol et Luis Bunuel) et de Roddy McDowall qui, même sans le grimage simiesque du Dr Cornelius dans La planète des singes, continue d’en faire des tonnes et de rouler des yeux.
Bref, pas vraiment de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête…

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