Affiche du film La chute de la Maison Blanche
La Maison-Blanche est attaquée et le président des États-Unis pris en otage par une troupe de terroristes nord-coréens sans pitié. Seul rempart pour la nation « chef de file des pays libres » : Mike Banning, ancien garde du corps de la famille présidentielle, suspendu 18 mois plus tôt pour n’avoir pas réussi à sauver la Première dame lors d’un accident de la route.
Il y a bien longtemps que Hollywood ne nous avait pas servi un tel film de propagande à l’action aussi rance que ses propos. Les pontes des grands studios voudraient préparer l’opinion publique au bien fondé d’une intervention des USA en Corée du Nord qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
Mélange de film d’action et de film catastrophe (le Washington Monument et la Maison-Blanche y sont à moitié détruites et la bannière étoilée criblée de balles tombe au sol, au ralenti, sur un air martial joué au clairon !), le film d’Antoine Fuqua cumul tous les poncifs inhérents à ces deux genres.
Un simple avion survolant la Maison-Blanche fait des cartons impressionnants avec seulement deux mitrailleuses qui ont la précision d’un tireur d’élite ! (Il faut dire que les forces de l’ordre ont la bonne idée de courir au lieu de se mettre à couvert…). Pire, lorsqu’une troupe attaque la demeure présidentielle à la mitrailleuse lourde, tous les gardes du président sortent du bâtiment comme à la parade pour aller se faire dézinguer par les tirs ennemis. Suicide collectif, réflexe de Pavlov ou bêtise crasse ? On ne sait trop quoi penser de ces agents aguerris…
Cette facilité scénaristique a du moins l’avantage de permettre à notre héros de faire face au commando, ainsi qu’à ses démons intérieurs, sous le regard bienveillant des anciens présidents américains (dont aucun des tableaux, qui tapissent la vaste bâtisse, ne nous est épargné).
A lui seul, il va éliminer tous ses adversaires devenus subitement moins pugnaces. Un relâchement sans doute dû au fait qu’ils sont parvenus à s’emparer des lieux en 13 minutes ! Le fameux syndrome de la peur de gagner ne touche pas que les sportifs, nous voilà rassurés.
Et puis, les malheureux n’avaient aucune chance face à Gérard Butler. Vous savez, le gars aux tablettes de chocolat (Léonidas) qui a repoussé toute une armée de drag queens perses dans 300 de Zack Snyder.
Ceux qui croyaient avoir affaire à une variation des Die Hard en seront aussi pour leur frais (à moins d’avoir apprécié Die Hard 5 : Belle journée pour mourir, mais dans ce cas là on ne peut plus rien pour vous) l’humour étant totalement absent de ce film, ou alors de façon involontaire comme dans cette scène où une des collaboratrices du président s’inquiète de son brushing après s’être faite copieusement tabasser.
Efficace mais méchamment patriotique, le nouveau film d’Antoine Fuqua distribue jusqu’à l’écœurement ses pruneaux et dragées.
Gare ! Car à trop en avaler, le spectateur risque fort d’avoir la courante… en direction de la sortie.

Cliquez ici pour voir la bande annonce.

Haut de la page d’accueil