Affiche du film Piégée
Vieilles notes trouvées sur un morceau de papier toilette dans le lieu d’aisance de Mr Soderbergh .

Le pitch :
Mallory Kane est un agent d’élite en colère.
Comme le titre l’indique, elle vient de se faire piéger.
Alors… elle pète la gueule à tous ceux qui l’ont piégé.

Note d’intention en dix commandements :
1- Miser sur le succès de Jason Bourne et de ses combats musclés.
2- Remplacer le héros par une fille.
3- Prendre une vraie championne d’arts martiaux pour que les bagarres fassent plus vraies. Peu importe qu’elle ne sache pas jouer la comédie et qu’elle soit aussi sexy qu’un travelo sous stéroïdes. Il suffira de détourner l’attention du spectateur par l’apparition de nombreuses vedettes venues cachetonner. (Méthode Coué efficace : elles passeront leur temps à dire à l’héroïne qu’elle est belle. Les vedettes seront d’autant plus convaincantes qu’elles auront peur de s’en prendre vraiment une…).
4- La vraisemblance du scénario on s’en fout, pourvu que cela cogne.
5- Prendre un acteur français pour jouer les méchants.
6- Refaire appel au compositeur David Holmes. Plagier les musiques de la trilogie « Ocean » est une option qu’il faut creuser pour faire croire au public qu’il a affaire à un film sophistiqué.
7- Penser à un concept de film d’action lounge : rajouter quelques filtres sur l’objectif (pendant un combat sur une plage ?) ou tourner une baston dans une maison plongée dans le noir… Cela donnera quelques « petits plaisirs de cinéma » au critique des Inrockuptibles.
8- Laisser la mise en scène à mon premier assistant et aller passer mes journées au café en discutant avec Michael Douglas et Antonio Banderas de l’époque où l’on participait à des films de qualité.
9- Avec tout ça, si le spectateur ne sent pas piégé…
10- Ah ! Penser à tirer la chasse.