Affiche du film 7 psychopathes
Marty, un scénariste hollywoodien en panne d’inspiration ne parvient pas à aller plus loin que le titre de son nouveau projet : 7 psychopathes.
Son meilleur ami, spécialisé dans le rapt de chiens, décide de lui donner un coup de main en lui faisant rencontrer de vrais tueurs givrés. Mais, sombrant petit à petit dans l’alcool, Marty ne parvient plus très bien à savoir où commence la fiction et où finit sa réalité…
Après Bons baisers de Bruges, polar noir et déjanté aux dialogues poilants, le nouveau film de Martin McDonagh était attendu avec impatience.
Malheureusement, si l’humour anglais se mariait parfaitement aux brumes de la ville belge, il semble s’être asséché sous le soleil de Californie. C’est d’autant plus dommage que 7 psychopathes bénéficie d’un casting alléchant et particulièrement allumé : de l’épatant Sam Rockwell à l’excellent Christopher Walken, en passant par Woody Harrelson et Tom Waits. Sans oublier Colin Farrell dont le réalisateur parvient, une nouvelle fois, à tempérer le jeu.
Peine perdue ! Malgré l’effort louable des comédiens, quelques répliques amusantes et deux ou trois bonnes idées, le thriller peine à décoller et s’écrase à mi parcours dans le désert, nous offrant un long final verbeux aussi monotone que le paysage.
Le film à, au moins, le mérite de nous montrer que jouer avec les poncifs d’un genre tout en baratinant le spectateur avec des dialogues brillants est un exercice délicat qui n’est pas à la portée du premier Tarantino venu, comme certains aimeraient nous le faire croire.
La leçon de cette histoire se vérifie directement dans la salle où l’ennui finit par faire plus de victimes que les balles ne tuent de psychopathes sur l’écran.
Vivement que Martin McDonagh reparte se ressourcer à Bruges !