Affiche du film Gangster Squad
1949.
Los Angeles est sous la coupe de Mickey Cohen, un chef mafieux violent et cruel.
Devant le laisser-aller des autorités, corrompues ou trop lâches pour intervenir, une petite brigade, composée de six policiers intègres, décide de prendre les armes et de tout faire pour briser l’empire de ce nouveau roi de la pègre.
Après Bienvenue à Zombieland, clin d’œil humoristique aux films de zombies, Ruben Fleischer s’attaque à un autre genre prisé au cinéma : le film de gangster.
Avec sa reconstitution soignée de l’Amérique de l’après guerre, Gangster Squad n’a pourtant rien à voir avec les grands classiques que sont Le Parrain de Francis Ford Coppola ou Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, ni même avec Les Incorruptibles de Brian De Palma – sur un sujet similaire.
Ici, les personnages manquent cruellement de profondeur et d’ambigüité et sont tous des stéréotypes dont, heureusement, le réalisateur et les acteurs s’amusent.
Sean Penn, grimé comme les truands du Dick Tracy de Warren Beatty, compose une effrayante ordure tandis que, face à lui, Josh Brolin campe avec conviction un flic honnête et droit dans ses bottes. Le reste de la distribution masculine ne déçoit pas, de Ryan Gosling à Giovanni Ribisi en passant par Robert Patrick : excellent en vieux policier adepte du six coups.
Dans ce monde d’hommes, le réalisateur oublie seulement de rendre convaincante ses actrices : Mireille Enos se contente du rôle de potiche dédié à la femme du héros et Emma Stone n’a pas la trempe d’une femme fatale, malgré sa robe fendue façon Jessica Rabbit.
Cette réserve faite, Gangster Squad joue à fond la carte du divertissement et assume plutôt bien son côté jeu vidéo violent et ludique. Les scènes d’action s’enchaînent sans temps mort, parfois même de manière stylisée avec d’intéressants partis pris graphique comme lors de l’évasion d’une prison de deux membres de la brigade. Un côté bande dessinée que vient rehausser une bonne dose d’humour, histoire de faire glisser le côté saignant de certaines scènes et le feu nourri des mitraillettes Thompson.
Même si elle ne renouvelle pas le genre, cette nouvelle virée au cœur de la pègre réjouira à coup sûr les amateurs de fusillades endiablées et d’amitié virile.

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