Affiche du film Intersections
Un violent carambolage en plein désert Marocain.
Un couple de New-Yorkais en voyage de noce, l’amant de la mariée, un trafiquant de diamants, une femme et son bébé sont les seuls survivants.
Ils sont bientôt rejoints par un étranger sorti de nulle part et allant on ne sait où.
Malgré leurs nombreux différents, ils vont devoir faire front commun pour sauver leur peau.
Mais la confiance à des limites face à leurs lourds secrets…
Scénariste d’Ennemi d’État, David Marconi passe à la réalisation pour livrer à nos yeux irrités (par le sable, dira-t-on pour être aimable) l’un des premiers nanars de l’année 2013.
« Dans le désert le hasard n’existe pas. » annonce fièrement l’affiche.
Mais les invraisemblances y sont plus nombreuses que le sable qui le compose ! Aurait-il fallu rajouter pour être tout à fait exact.
Pourtant, l’idée d’un huis clos en plein Sahara entre des personnages plus pourris les uns que les autres avait de quoi éveiller l’intérêt. Mais le réalisateur/scénariste se sert surtout de son sujet comme d’un tremplin à ses idées machistes dont il nous offre un joli florilège.
David Marconi a-t-il des comptes à régler avec la gente féminine ?
Toujours est-il que le portrait qu’il dresse des deux femmes du groupe n’est guère reluisant. Des salopes tout juste bonnes à comploter dans leur coin et à trahir des hommes qui, malgré leurs rivalités, mouillent le maillot et retrouvent une forme de connivence virile autour de la réparation d’un 4×4 à la lueur du soleil couchant. (Attention, séquence émotion !).
Et puis, c’est bien connu, on a beau les rappeler à l’ordre, les femmes n’écoutent rien : « Je suis ton mari. Je connais la différence entre un bon plan et un mauvais !» dit d’ailleurs très justement l’époux trompé à sa femme.
Car Intersections ne se contente pas de piquer les yeux. Il irrite aussi les oreilles avec un « putain / fuck en vo » par réplique (destiné à exprimer – au choix – la colère, la déception ou la joie des protagonistes) et quelques dialogues proches du vide abyssal ponctués de phrases incongrues : petites perles d’humour involontaire lancées au milieu d’un désert de vulgarité.
Des exemples ? Lorsque l’épouse adultère démasquée part bouder dans son coin (et en profite au passage pour se remaquiller et se passer de la crème sur les jambes !), le mari commente son attitude par un laconique : « Elle se drape dans le déni ».
Et le comble du ridicule est atteint lorsque la belle tentant d’apprivoiser le trafiquant de diamants, aussi mal dégrossi que ses pierres, lui lâche un ébouriffant : « Impressionne-moi, homme du désert ! ».
On aurait aimé en dire autant aux acteurs, mais Roschdy Zem, Marie-Josée Croze et le reste de la distribution ne sont guère convaincants. Mis à part ce petit séjour au Maroc, on a bien du mal à comprendre ce qui les a motivés à venir s’enliser dans cette production aux allures de mauvais téléfilm.
Un conseil, au lieu de vous ensabler à votre tour devant ces Intersections, tracez plutôt la route vers une autre salle de projection.

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