Affiche du film : Un bonheur n'arrive jamais seul
Sacha est pianiste. Célibataire dragueur, il vit de ses musiques pour la publicité et pour ses soirées entre potes dans son club de jazz préféré. Mais lorsqu’il tombe sur Charlotte toutes ses certitudes sont remises en cause… Jusqu’à ce qu’il découvre que la belle à trois enfants et deux anciens maris.
Alors Sacharlotte ou pas ?
Sincère ! Ce n’est pas Un bonheur n’arrive jamais seul que James Huth aurait dû appeler sa comédie romantique mais plutôt Un poncif n’arrive jamais seul.
Sérieux ! Il les enfile ici avec une telle régularité que cela en devient presque admirable.
Entre un coup de foudre ridicule magnifié par les projecteurs (Ah, la lumière qui vient subitement éclairer le regard des amoureux) et des situations convenues (le copain traitre, l’ex mari revanchard, les trois gamins qui bouffent en une semaine autant qu’une équipe de rugby) distillées dans un scénario décousu monté à la serpe : la pesante partition jouée par James Huth fait rapidement déchanter.
Ajoutez à cela un ahurissant festival de faux raccords et des dialogues consternants à force de vouloir être branchouille : « Tu sais, j’ai pris une claquasse dans ma gueule. Un truc de fou furieux » confie poétiquement Sacha à son meilleur ami pour expliquer sa rencontre avec Charlotte.
Sans oublier des placements publicitaires incessants (Nutella, Danette, Coca Light, Ice tea et Porsche 4X4), une compilation de chansons sucrées anglo-saxonnes pour vendre de la bande originale et des clins d’œil lourdingues et inutiles au cinéma américain et à des films tels que Marathon Man ou Il était une fois en Amérique lorsque Sacha part à New-York.
Formel ! Avec un tel assemblage, le réalisateur et sa scénariste ne sont pas prêts de « déchirer Mogador » et encore moins le box-office.
Et les acteurs ne les aident pas à relever le niveau.
Gad Elmaleh semble se regarder jouer et chanter (prévoyez des boules Quiès) tout en nous faisant des sketches qui semblent en rodage pour un de ses prochains spectacles : Ah, la « fameuse » scène de la Teurgoule de Janville !
Et Sophie Marceau est belle en guêpière et… c’est tout.
A eux deux, ils forment un couple improbable qui le restera jusqu’au bout.
Quant à Maurice Barthélémy, il remporte sans conteste la palme du comédien le plus horripilant dans un pitoyable numéro de copain surexcité, adepte des expressions toutes faites comme celles dont cette critique est truffée.
Honnête ! Inutile de vous déplacer en salles, James Huth ayant la bonté de tout vous montrer dans la bande annonce. Nul doute qu’après l’avoir visionnée vous ne disiez comme le petit Léonard dans le film : « J’ai vomi ! ».

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