Affiche du film : Le bon, La brute, Le cinglé
Mandchourie, années 30.
Une mystérieuse carte est convoitée par l’armée japonaise et des bandits chinois et coréens.
Dans cette course au trésor où tous les coups sont permis, un chasseur de prime (le bon), un tueur (la brute) et un voleur (le cinglé) vont tenter de tirer leur épingle du jeu pour remporter le magot.
Avec son titre en forme de clin d’œil au film de Sergio Leone, Le bon, La brute, Le cinglé est un hommage assumé au western italien dont il reprend le ton décalé, l’humour et le goût pour l’esbroufe.
Dès les premières séquences mettant en scène l’attaque d’un train, Kim Jee-won remporte son pari de rendre crédible ce western à la sauce asiatique qu’il pimente d’ébouriffantes fusillades et de cavalcades endiablées. Mais en préférant miser sur une surenchère perpétuelle plutôt que de développer un scénario faiblard qui s’étale sur plus de deux heures, le film ne tient pas la distance. A l’image de sa conclusion bâclée et quasiment incompréhensible – car amputée de plusieurs minutes – destinée à la version européenne.
Dommage, car le film bénéficie de la mise en scène brillante et inventive du réalisateur de 2 sœurs et que Song Kang-ho, dans le rôle du cinglé, fait des étincelles. Un peu trop même. Car, face à sa puissance comique, ses deux partenaires de jeu ont bien du mal à imposer leur personnage au profil beaucoup plus convenu.
Cet exercice de style à la maestria un peu vaine n’a, finalement, pour principal intérêt que de donner une furieuse envie de revoir Le bon, la brute et le truand.