Affiche du film La dame en noir
Père d’un jeune enfant, Arthur Kipps, jeune notaire londonien, ne se remet pas de la mort de sa femme et risque de perdre son emploi s’il ne se rend pas dans un petit village isolé pour s’occuper de la succession d’une cliente qui vient de décéder.
Mal accueilli par les habitants de Crythin Gifford, Arthur n’a d’autre choix que de s’isoler dans le vieux château de sa cliente pour travailler. Mais est-il vraiment seul ?
Un village apeuré, un secret bien dissimulé, une vieille demeure coupée du reste du monde à chaque marée et un fantôme rancunier… S’il n’apporte rien de neuf dans le genre déjà bien exploré de la maison hantée, La dame en noir tient pourtant ses frissonnantes promesses.
Dans la lignée du film Les Autres d’Alejandro Amenabar (2001) ou de L’orphelinat de Juan Antonio Bayona (2008), James Watkins soigne ses ambiances et installe sans effets tapageurs – hormis quelques effets musicaux et sonores bien placés – une atmosphère lourde et angoissante qui s’appuie autant sur le choix judicieux des décors que sur la mise en valeur du hors champ. Et cela sans céder à la tendance gore du moment ni au compromis scénaristiques d’usage, ce qui est tout à l’honneur du réalisateur d’Eden Lake.
En veuf éploré confronté au monde de l’au-delà, Daniel Radcliffe est d’une belle sobriété et aborde de façon plutôt convaincante l’après Harry Potter, épaulé par la sympathique prestation de Ciaran Hinds.
Avec cette Dame en noir, la Hammer signe vraiment là son acte de renaissance (la société britannique n’avait plus rien produit au cinéma depuis la fin des années 70) en jouant astucieusement sur les basiques qui ont fait sa gloire dans les années 50/60. Un beau retour aux sources du fantastique.

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