Affiche du film Hanna
Hanna pas de mère.
Hanna pas d’amis.
Hanna juste que son père, ancien agent de la CIA, qui l’éduque à la dure en lui enseignant de nombreuses techniques de combat.
Hanna aucune idée de ce qu’est la civilisation puisqu’elle vit recluse, quelque part au fin fond du cercle arctique.
Aussi Hanna qu’une envie : voir du pays et se venger d’une certaine Marissa.
Hanna pas été une bonne surprise de découvrir à la tête de ce piteux film d’action : Joe Wright, réalisateur plutôt sensible d’Orgueil et préjugés et de Reviens-moi.
Pourtant, Saoirse Ronan est plutôt convaincante dans le rôle titre. Mais elle est bien la seule.
Hanna beau être en peau de bête ou en costume cravate, Eric Bana erre comme une âme en peine tout au long du film, se contentant de flanquer des bourre-pifs d’un air absent et de nager comme un champion d’un continent à l’autre.
Quant à Cate Blanchett, Hanna rien à envier à son partenaire. Après Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, voilà qu’elle nous rejoue une méchante aussi ridicule que sa coupe – courte – de cheveux. De là à penser que le talent de la belle Galadriel résiderait, tout comme Samson, dans la longueur de ses cheveux… Hanna pas de sens !
Bref, Hanna pas grand-chose à tirer de ce copier-coller adolescent et féminin des aventures de Jason Bourne.
Une fois encore, preuve est faite qu’Hanna sert à rien de courir après le succès d’une autre franchise, ni de s’agiter d’un pays à l’autre (Hanna rien à faire non plus de la logique de son voyage qui l’emmène du Grand Nord au Maroc sans aucune justification) si l’intrigue n’est pas un tant soit peu crédible.
A hésiter sans cesse entre sérieux, parodie et ridicule, Hanna finit juste par faire bailler.
Souhaitons donc à Joe Wright de ne plus sombrer dans la facilité. Hanna qu’à se creuser les méninges et reprendre à son compte le sous-titre original de son film : Adapt or Die !
Hanna peut pas mieux dire…

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