Robbie est un petit lapin qui vit sur l’île de Pâques. Il rêve de devenir batteur dans un groupe de rock au grand désespoir de son père qui gère l’usine qui fabrique les friandises de Pâques et s’occupe de les distribuer aux enfants de la terre. Pendant ce temps, aux Etats-Unis, un jeune homme un peu trop rêveur cherche sa voie au grand désespoir de sa famille…
Basé sur le principe du mélange de prises de vue réelles et d’animation, Robbie est le lointain cousin de Roger Rabbit. Un lointain cousin seulement, car le petit lapin est plutôt fade comparé à son excité d’ainé et ses aventures bien peu palpitantes. Il est d’ailleurs amusant de remarquer que le seul moment vraiment drôle du film est celui où le lapin se transforme en automate libidineux pour séduire la sœur de son ami humain.
Des humains bien falots, eux aussi. James Marsden et son sourire ultra bright ne possédant pas une once du charisme de Bob Hoskins.
Mais si l’ensemble se révèle plutôt gentillet et superficiel, il n’est pas aussi innocent qu’on voudrait bien le croire. Car si l’on regarde bien, Hop est un produit calibré pour « éduquer » le goût des enfants aux programmes de télévision à succès du moment, tout en les gavant, mine de rien, de chansons à la mode. Ainsi, pour se faire connaitre, Robbie décide de participer à une variante de l’émission « Nouvelle Star » (comme les héros du récent The Prodigies, tiens donc !) présenté par un David Hasselhoff en plein numéro d’autodérision. On a vu mieux, et plus poétique, pour apprendre aux petits à concrétiser leur rêve ! Mais les habituer, dès le plus jeune âge, à la vulgarité et à la musique de masse, voilà sans doute de quoi en faire de futurs consommateurs dociles prêts à aimer et à gober n’importe quoi.
Un conseil, plutôt que d’emmener vos enfants voir Hop, faites leur plutôt découvrir Qui veut la peau de Roger Rabbit. Ils vous remercieront.

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