Hors de prix
Un serveur timide, travaillant dans un palace, se fait passer pour un milliardaire auprès d’une séductrice d’hommes riches. Econduit par la belle qui a découvert sa vraie identité, il décide d’adopter le mode de vie de celle dont il est tombé amoureux…
Hommage aux « couples mal assortis » des comédies américaines de la grande époque Hollywoodienne, celles où excellaient Cary Grant, James Stewart ou Katharine Hepburn, le film de Pierre Salvadori déçoit et manque sa cible en nous offrant une comédie insipide et convenue pour spectateurs du troisième âge fraîchement liftés, désireux de ne pas trop rire afin de ne pas faire sauter les coutures de leur récente opération.
Le scénario, linéaire, est pauvre en péripéties comiques et les personnages sont un peu trop stéréotypés pour surprendre. Quant aux acteurs, ils n’ont pas l’abattage de leurs aînés. Audrey Tautou, mignonnette, est assez peu crédible dans son rôle de croqueuse d’hommes et Gad Elmaleh reste un mystère cinématographique. Talentueux sur scène ou lorsqu’il adapte ses propres textes (Chouchou), son jeu devient étrangement atone et sans saveur quant on écrit pour lui. Il nous rejoue ainsi pour la troisième fois en quelques mois, après Olé et La doublure, l’éternel gentil à qui finalement tout réussit. Manque d’imagination des réalisateurs ou incapacité à se renouveler sur grand écran ? L’avenir nous le dira…
Quoiqu’il en soit, avec sa fin à un euro, Hors de prix n’a malheureusement rien de la perle rare annoncée.