« Pour décoller, il suffit de gratter ».
Le slogan de la loterie pour l’espace aurait dû mettre la puce à l’oreille aux deux apprentis scénaristes Kad et Olivier. Pour qu’une comédie décolle, il faut faire preuve d’un peu d’inventivité plutôt que de reprendre de vieilles recettes rances et éprouvées qui ont fait, il y a plus de 50 ans, le bonheur des patronages de France et de Navarre. Et il ne suffit pas d’utiliser de nombreux effets spéciaux pour avoir l’air moderne.
Ici, on fait du « neuf » avec du vieux et on recycle :
Les blagues à deux euros niveau Almanach Vermo et les jeux de mots laids.
Le comique facile sur les cultures régionales. Ici, Bécassine est devenue astronaute, mais l’humour date toujours du début du 20ème siècle. (En gros, les Bretons sont de naïfs mangeurs de crêpes, danseurs de gavottes et fans de Stivell. Tous issus d’une vieille grand mère, forcément Bigoudène, à la coiffe si folklorique).
Un vague scénario construit qui n’est là que pour permettre d’enchaîner une suite de sketches plus ou moins drôles. (Enfin, quand je dis construit… Il faut comparer ce film à ce qui est comparable. A savoir Les Dalton d’Eric et Ramzy, autre couple « star » de la TV à l’humour poids lourd)
Un humour potache et facile (très prisé des comiques télés abonnés aux émissions d’Arthur mais qui ne fait plus rire quand on a payé sa place 9 euros). N’est pas Monty Python qui veut…
Des parodies vues cent fois ailleurs. (Désolé, les gars, mais Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? était cent fois plus drôle que votre film potache).
Où sont les nouveaux Yves Robert, les Gérard Oury, les Jacques Tati ?
Eux avaient le respect du public et le goût du scénario bien fait !
C’est sans doute qu’ils n’avaient pas formaté leur humour auprès du public des émissions télé, prompt à se lever et à applaudir n’importe quoi ou n’importe qui.
Spectateur, tu es prévenu : Dans cet espace là, nul ne t’entendra rire !