
Sur la planète Eternia, Skeletor s’est emparé du Château des Ombres et rêve de conquérir l’univers tout entier. Musclor, un guerrier dont la force n’a d’égale que le courage, utilise une clé cosmique pour fuir et se rend sur Terre avec quelques compagnons. Mais ils égarent au passage le précieux objet que convoite Skeletor et ses sbires…
Gamme de jouets appartenant à la société Mattel, les Maîtres de l’Univers furent aussi déclinés, en 1983, sous la forme d’une série animée à succès qui permit de promouvoir la licence. L’adaptation avec de « vrais acteurs » ne pouvait donc que suivre. Ce fut le cas avec ce film Goddardien complètement à bout de souffle, mélange improbable entre Connard le barbant et La guerre des étiolés.
Musclor d’opérette, Dolph Lundgren, en cape rouge et slip en cuir moule paquet, y promène sa carcasse bodybuildée et sa chevelure peroxydée en ânonnant son texte et en brandissant sa grosse épée face à des ennemis surarmés qui louperaient un culturiste dans une penderie. Parmi eux, citons les Centurions de l’air, méchants soldats volants debout, en position fécale, sur des engins aux allures de lunettes de WC.
Le scénario, tout aussi squelettique que l’antagoniste de Musclor, n’arrange rien à l’affaire, ni les décors de la planète Eternia qui semblent avoir été filmés dans un terrain vague près du studio et agrémentés de fonds peints aussi hideux que les sbires de Skeletor.
Seule curiosité du film, la présence de Courteney Cox dans son premier rôle au cinéma. Rôle qui ne laissait pas présager une belle carrière. Heureusement, elle se fera d’autres Amis (Friends) plus convaincants à la télévision.
Plus que sur l’univers, ces Maîtres règnent surtout sur l’un des plus grands nanars cinématographiques des années 80.