Ryland Grace, professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir de son identité ni des raisons de sa présence à bord. Peu à peu, sa mémoire lui revient et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l’énigme de la mystérieuse substance qui cause l’extinction du Soleil. Pour tenter de sauver l’humanité, il va devoir faire appel à ses connaissances scientifiques et à des idées peu conventionnelles. Mais une amitié inattendue pourrait bien l’aider à ne pas affronter cette mission tout seul.

Vous avez trouvé ce résumé trop long ? Alors, imaginez ce que les 2h37 de ce Projet dernière chance peuvent vous faire ressentir en salle, surtout si vous n’êtes pas fan de Ryan Gosling dont la bobine est absolument de tous les plans.
Le scénario concocté par Drew Goddard, que l’on a connu plus inspiré, finit par agacer par ses incohérences et ses grosses ficelles auxquelles on a largement le temps de réfléchir vu le peu de péripéties à l’écran.
Dans ce grand voyage dans le vide intersidéral sur fond vert, il faudrait vraiment avoir un cœur de pierre pour ne pas finir par être touché par Rocky, l’inattendu compagnon de route du professeur Grace. Sans compter qu’il y a quelques sympathiques clins d’œil à plusieurs classiques cinématographiques de la science-fiction. Mais comparé à des films comme 2001 l’odyssée de l’espace, Silent Running, Seul sur Mars ou Gravity, Projet dernière chance est un peu la fête à neuneu : une forme d’abrutissement, portée par des concepts scientifiques foireux, destinée à produire un spectacle lisse et simplet.
Au vu du nivellement des scénarios par le bas mis en orbite par les plateformes de streaming, il y a, hélas, peu de chance que ce soit le dernier projet de ce type.