Depuis sa plus tendre enfance, Michael James est un véritable coureur de jupons. Aucune femme ne lui résiste et il ne sait pas leur dire non, sauf à la belle Carole qui l’aime et veut l’épouser. Se croyant malade, Michael décide de consulter le docteur Fritz Fassbender, psychiatre sexuellement frustré, que ses aventures excitent.
De son côté, Carole décide de séduire le meilleur ami de Michael, un timide névrosé prénommé Victor, afin de le rendre jaloux.

Comédie pétillante et colorée, typique des années 60, Quoi de neuf, Pussycat ? est une fantaisie délurée, et un brin misogyne, qui réussit l’exploit de parler de fesses sans jamais rien montrer.
Initiée par Warren Beatty (qui abordait ses nombreuses conquêtes en les appelant Pussycat), l’acteur playboy voulait prouver au monde et à ses producteurs que les séducteurs ont aussi un cœur. Il montrera surtout son côté mauvais coucheur en abandonnant le projet et en laissant sa place à Peter O’Toole, acteur dont la nonchalance alcoolisée participera énormément au capital de sympathie du personnage qu’il devait interpréter.
Film bancal à bien des égards (il subit de nombreuses réécritures jusque sur le tournage et se voit amputé de certaines scènes, donnant au montage un côté assez abrupt), Quoi de neuf, Pussycat ? garde pourtant un indéniable charme grâce à la façon dont il met en valeur une sorte de Swinging Paris qui, loin du « Sexe, drogue et rock’n roll » en vogue à Londres, semblait promettre un « Sexe, alcool et parties fines ». Un Paris de carte postale totalement fantasmé, comme avait su le faire, avant lui, d’autres productions américaines tournées dans la capitale de Drôle de frimousse à Charade.
Le film peut également s’enorgueillir des débuts de Woody Allen au cinéma. Scénariste et acteur, il marque immédiatement le récit de sa patte et de ses obsessions mais ne peut rien contre la vis comica de Peter Sellers qui vole la vedette à tous ses partenaires et donne une interprétation hilarante de son psychiatre libidineux.

Face au trois acteurs principaux, la distribution féminine est impressionnante, de Romy Schneider à Paula Prentiss en passant par Ursula Andress et Françoise Hardy. Mais c’est surtout Capucine qui impressionne en bourgeoise nymphomane. Elle est la seule à vraiment tirer son épingle du jeu grâce à une évidente connivence comique avec Peter Sellers qui fut son mari dans La panthère rose de Blake Edwards.
N’oublions pas, non plus, un casting d’acteurs locaux plutôt cocasse qui voit Jacques Balutin croiser Annette Poivre, Michel Subor, Jean Parédès, Jess Hahn, Robert Rollis et Daniel Emilfork dans un joyeux bordel au Château Chantelle. Là, en guise de feu d’artifesses, Clive Donner nous offre une suite de chassés-croisés et de portes qui claquent que n’aurait pas renié Blake Edwards avant de clôturer son récit sur une course-poursuite aussi pétaradante que désopilante.
Ajoutez à cela la musique de Burt Bacharach (qui composa pour l’occasion le célèbre tube de Tom Jones : What’s New Pussycat) et le générique animé très psychédélique de Richard Williams et vous obtenez, contre toute attente, l’un des classiques les plus barrés de la comédie américaine des années 60.