
Lassé d’enseigner, Victor (un professeur de lettres qui ne laisse pas indifférente la gent féminine mais que sa femme trompe avec un médecin humanitaire) part à l’aventure sur les chemins de son passé.
Tout en faisant de nouvelles rencontres, il va recroiser la route de ceux – et surtout celles – qu’il a aimé.
Démarrant sur les chapeaux de roue de bicyclette, Le voyage en pyjama musarde avec légèreté, mais aussi un brin de nostalgie, sur les chemins de la filmographie de Pascal Thomas. Suivant à la trace son héros, aussi Dilettante que Chaud Lapin, il renoue avec Les Maris, les Femmes, les Amants et les trains qui ont fait son succès, tout en dressant une galerie de portraits de Zozos délicieusement surannés.
Confidences pour confidences, tout en réitérant son amour pour le cinéma (de Fritz Lang à Blake Edwards) le cinéaste se moque des modes ou, même, d’être à la mode. Il semble dire à la société ainsi qu’à la bien-pensance en vogue : Pleure pas la bouche pleine, quitte à gentiment mettre La pagaille autour d’une discussion sur la GPA ou sur la féminisation du mot auteur.
Mon petit doigt m’a dit… que, proche de L’Heure zéro, le cinéaste brocarde malicieusement toutes ces avancées et, Associés contre le crime… avec Victor, revendique (À cause des filles..?) son droit au vaudeville et à continuer de rêver à toutes Celles qu’on n’a pas eues.
Alors même si la distribution hétéroclite laisse un peu à désirer, il serait dommage de passer à côté de cette petite escapade hors du temps portée par les jolies musiques de Reinhardt Wagner, La surprise du chef qui ressemble à un joli dernier tour de piste.
Joli patchwork de références ! Voilà qui me donne bien envie d’aller le voir.
Tu me diras… 😉