Affiche du film La daronne
Une interprète franco-arabe, affectée aux écoutes pour la brigade des stups, se retrouve en possession d’une énorme quantité de drogue qu’elle décide d’écouler par ses propres moyens. Pour ce faire, elle se crée un personnage pittoresque que ses collègues de la brigade vont surnommer : La daronne.
Difficile de parler de divertissement devant cette comédie policière poussive qui se voudrait fantasque mais dont l’unique fantaisie réside dans le contre-emploi de son actrice principale. Isabelle Huppert, et son air hautain, jouant la dealeuse vêtue d’une djellaba et coiffée d’un foulard, le visage maquillé comme une Mercedes volée avec volant en moumoute, voilà qui est désopilant, non ?
Des aventures qui se voudraient décalées et hautes en couleur mais qui en oublient de développer jusqu’aux personnages secondaires (Hippolyte Girardot livré à lui-même) laissant, hélas, un boulevard à sa vedette en roue libre.
Ni palpitant ni franchement drôle, La daronne fait (p)shit et s’écoule mollement entre deux eaux sans jamais parvenir à convaincre. Une véritable beuhrézina.