Affiche du film Ocean's Twelve
Terry Benedict a retrouvé la trace de Dany et de sa bande. Il leur laisse deux semaines pour lui rendre l’argent volé dans ses deux casinos, avec les intérêts. Faute de quoi, rien n’ira plus pour eux.
Après l’hommage aux films de casse des années 50/60 d’Ocean’s Eleven qui mêlait ambiance nocturne, écrans divisés, scénario roublard et casting de luxe, Steven Soderbergh retrouve son gang d’acteurs et d’actrices pour un nouvel opus plus solaire qui voit la fine équipe de braqueurs américains aller d’Amsterdam à Rome, en passant par Paris, pour affronter un redoutable homologue européen. Si les vols audacieux sont toujours bien présents, ils semblent devenus plus anecdotiques (le cinéaste abuse des invraisemblances et des ellipses, bien pratiques pour perdre le spectateur) pour faire la part belle à la troupe de comédiens et à une série de gags de connivence qui se complaît dans les mises en abîme cinématographiques : on y croise Bruce Willis dans son propre rôle, Tess joue à Julia Roberts et l’on fait référence à Miller’s Crossing dont Albert Finney, également dans le film, est l’une des vedettes.
Le résultat est plaisant mais n’en demeure pas moins aussi anodin que des vacances au soleil. Reste la présence lumineuse de la sublime Catherine Zeta-Jones et une bande originale de choix qui a la bonne idée de remettre au goût du jour Piero Umiliani et son superbe Crepuscolo sul mare.