Affiche du film Que dios nos perdone
En pleine canicule dans un Madrid sous tension, deux inspecteurs enquêtent sur des meurtres de vieilles dames perpétrés par un tueur en série.
Si la crise économique espagnole, la visite du pape et l’émergence du mouvement des « indignés » ne sont qu’une toile de fond pour donner une certaine patine réaliste au récit, il faut reconnaitre au polar concocté par Rodrigo Sorogoyen une redoutable efficacité.
Sombre, sans compromis et, par moment, aussi étouffant que la météo, Que dios nos perdone à le bon goût de ne jamais être complaisant sur la façon dont le tueur commet ses actes préférant se focaliser sur les investigations de ses deux enquêteurs et leur tandem mal assorti. L’un aussi violent qu’exubérant, l’autre bègue et introverti mais tous deux ayant du mal à trouver leur place dans l’institution policière et, plus généralement, dans la société.
Servie par une distribution impeccable, cette plongée au cœur d’une ville en crise prouve encore une fois le regain de vitalité du polar espagnol.