Affiche du film Deadpool 2
Cable, un super soldat du futur doté d’un bras bionique, débarque de nos jours pour éliminer un jeune mutant avant qu’il ne devienne totalement incontrôlable.
Pas de bol, le jeune gamin s’est lié d’amitié avec Deadpool, aussi agaçant et difficile à se débarrasser qu’un poil de cul sur la langue.
Est-ce le changement de réalisateur, l’effet de surprise qui ne fonctionne plus ou les chevilles qui ont beaucoup trop enflées après le succès surprise du grossier et déjanté Deadpool ?
David Leitch n’innove pas et reprend le cahier des charges du premier opus en se contentant de grossir l’humour violemment infantile du personnage. Un second degré qui tâche pour mieux frapper les esprits (si possible sous la ceinture) et qui parfois fait mouche, comme cet excellent recrutement d’une bande de bras cassés destinée à composer la X-Force.
Malheureusement, le réalisateur d’Atomic Blonde a aussi la mauvaise idée d’accentuer les blagues narcissiques de « monsieur Poule », ainsi que les références multivers et variées aux super-héros, au détriment d’un véritable scénario. Un choix qui, s’il n’est pas sans fondement, est loin de trouer le cul car il ne semble satisfaire qu’une frange de spectateurs au jus, celle des « geeks » adeptes de jeux vidéo et de science-fiction.Affiche américaine du film Deadpool 2
Après un début explosif, Deadpool 2 n’offre finalement que peu d’enjeux, ni même de super-vilains dignes de ce nom. Plutôt qu’un Cable mal dégrossi dont on ne sait presque rien, on aurait préféré que David Leitch et Ryan Reynolds tirent plus subtilement les ficelles de leur mutant malpoli en lui donnant autant de grains à moudre que de méchants à dissoudre. Faute de quoi, pour le prévisible Deadpool 3, la bouffonnerie super héroïque risque fort de tourner court, sacrifiée sur l’autel de la gaudriole facile.