Affiche du film The Wall
Désert irakien, 2007.
Envoyés en reconnaissance pour surveiller un pipeline, deux soldats américains sont pris pour cible par un redoutable sniper.
L’un d’eux parvient à se réfugier derrière un mur…
A 7 ans d’écart, deux films se questionnent sur le bien-fondé de l’intervention américaine en Irak en utilisant un procédé similaire. Un lieu unique, une action quasiment en temps réel et un affrontement verbal entre deux hommes.
Moins radical et claustrophobe que Buried (2010) qui suivait les tentatives désespérées d’un homme pour s’extraire d’un cercueil, The Wall tient aussi la gageure de se focaliser sur un seul personnage pris au piège d’un ennemi invisible.
Spécialiste de l’action maligne et remuante, Doug Liman prend le contrepied de La mémoire dans la peau ou de Edge of Tomorrow et s’offre le luxe d’un film d’action quasiment statique qui donne à réfléchir tout en restant captivant.
La meilleure idée du scénario étant de transformer l’adversaire irakien en un être d’autant plus inquiétant qu’il semble omniscient. Un tireur d’élite cultivé, à la précision quasi surnaturelle, qui contraste avec les manières de l’américain, jeune cowboy arrogant dont les certitudes commencent à s’effondrer à mesure que le mur, derrière lequel il se cache, s’écroule. Une double lecture très appréciable mais qui n’est pas obligatoire pour suivre le film.
Alors même si The Wall n’est pas exempt de quelques scènes convenues, il possède suffisamment de qualités pour vous donner envie de faire le mur et d’aller voir ce qui se passe derrière.