Affiche du film Les gardiens de la galaxie 2
Dès la première séquence, à contretemps de l’action mais pourtant drôlement rythmée, James Gunn annonce la couleur d’un opus aussi joyeusement déjanté et musical que le premier Gardiens de la galaxie.
A nouveau, le cinéaste fait la part belle aux personnages et à leurs relations « familiales » agitées, reléguant volontairement au second plan les scènes d’action. Non pas que les affrontements soient absents de ces nouvelles aventures, mais ils sont le plus souvent désamorcées par un humour et des apartés très référentiels. Adepte de la blague potache, James Gunn continue de multiplier les clins d’œil – même douteux – au grand et au petit écran (de E.T. à K 2000) ainsi qu’aux jeux vidéo (l’apparition de Packman ou la brillante idée de transformer la salle de contrôle de la flotte de la grande prêtresse Ayesha en une vaste salle d’arcade).
Alors même si l’effet de surprise ne fonctionne plus, les personnages possèdent toujours autant de charme (mention spéciale pour bébé Groot) et le spectacle, qui entraîne cette fois toute l’équipe sur les traces du père de Peter Quill (alias Star-Lord), n’est pas dépourvu d’émotion, en dépit de quelques longueurs.
Vous reprendrez bien un peu de ce Fast & Furious comique et cosmique qui, contrairement à nombre de films de super-héros en vogue, en a visiblement encore sous la pédale… Waouh, Waouh !