Affiche du film Shangaï Kid 2
1887. Chon Wang quitte le Far West pour Londres afin de se venger de l’assassin de son père. Avec l’aide de sa sœur et de son acolyte Roy O’Bannon, il va mettre à jour un vaste complot visant à se débarrasser de la reine d’Angleterre et de l’empereur de Chine.
Bien supérieur au sympathique Shangaï Kid, cette suite est certainement le film le plus abouti de la période américaine de Jackie Chan.
Le scénario s’amuse de la confrontation de nos deux hommes de l’Ouest avec la société victorienne, tout en rendant hommage à Conan Doyle et à Charlie Chaplin. Même la brusque disparition de Jack l’éventreur du quartier de Whitechapel trouve ici une explication !
Mais c’est dans la perfection des chorégraphies élaborées par Jackie Chan – mélangeant, avec élégance, humour et action – que le film enthousiasme.
Qu’il se batte dans la porte-tambour d’un palace (hommage au cinéma muet et au burlesque américain), dans une bibliothèque ou en jouant avec de précieux vases que ses adversaires veulent à tout prix éviter de briser, le comédien acrobate enchaîne les cascades virtuoses aussi précises et rythmés que des pas de danse, comme dans cette magnifique scène où il se défend à l’aide d’un parapluie sur l’air de Chantons sous la pluie.

Photo Jackie Chan combattant avec un parapluie
Des bagarres inventives qui s’imbriquent parfaitement au récit et le font progresser.
Peaufinant son personnage de cow-boy hâbleur et veule, Owen Wilson apporte une nouvelle fois au tandem sa touche décalée et anachronique, faisant virer certaines scènes dans l’absurdité la plus totale.

Photo Owen Wilson et la bataille de polochons
Il est la cerise sur le gâteau d’un spectacle parfaitement maîtrisé et tout à fait réjouissant.