Affiche du film La Grande Muraille
Deux mercenaires, en quête de la redoutable poudre noire, atteignent la Grande Muraille de Chine et découvrent la raison d’être de cet immense édifice : contenir et repousser les assauts de monstrueuses créatures prêtes à décimer l’humanité.
Fantasy à la chinoise, mêlant le film de siège au film de monstres, La Grande Muraille retrouve la magnificence des décors et des costumes des précédents films de Zhang Yimou, ainsi que l’art du cinéaste à mettre en scène de vastes mouvements de foule et des combats fluides. Toute une virtuosité un peu gâchée par un récit simpliste rédigé par six scénaristes américains, dont le pourtant talentueux Tony Gilroy.
Cette hybridation sino-américaine, loin de faire des étincelles, troque la grâce poétique dont avait su faire preuve Zhang Yimou, notamment dans son chef d’œuvre Le secret des poignards volants, contre une suite de batailles efficaces mais sans âme, agrémentée de quelques vannes balourdes.
Matt Damon et Pedro Pascal ne se sortent pas trop mal de ce mélange bancal et se taillent la part du lion face à des acteurs chinois, Jing Tian et Andy Lau mis à part, un peu trop effacés.
Distrayant à défaut d’être inoubliable.