Affiche du film Quelques minutes après minuit
Un jeune garçon, dont la mère est atteinte d’un cancer, se réfugie dans un monde imaginaire où un arbre extraordinaire vient chaque soir lui raconter une histoire pour l’aider à faire face à une vérité qu’il refuse d’affronter.
Comme dans L’Orphelinat, il est question d’amour et de deuil entre une mère et son fils, mais, cette fois, vu par le regard de l’enfant. Un ancrage réaliste qui dérive vers le conte fantastique dans une atmosphère plus proche de celle des films de Guillermo del Toro, comme Le labyrinthe de Pan, que de l’ambiance horrifique du premier film de Bayona.
Le cinéaste peaufine ses effets (notamment grâce à des séquences bienvenues en dessin animé) et crée pour l’occasion un monstre plutôt touchant auquel il donne une vraie présence grâce à la voix grave et enveloppante de Liam Neeson. Pourtant, malgré les efforts louables du réalisateur et de ses comédiens pour nous émouvoir, Quelques minutes après minuit ne parvient jamais à totalement convaincre, sans doute à cause d’un récit prévisible et de la trop grande simplicité de son mystère.