Affiche du film La nouvelle vie de Paul Sneijder
Un homme perd sa fille aînée dans un accident d’ascenseur où il échappe de peu à la mort. Transformé par ce drame, il décide de changer de vie, quitte son poste de cadre dynamique et devient promeneur de chiens.
Tout comme dans Kennedy et moi, également adapté d’un roman de Jean-Paul Dubois, La nouvelle vie de Paul Sneijder suit le brusque changement de parcours d’un homme dont la carrière semblait toute tracée.
Une étude de caractère douce-amère qui s’interroge aussi sur l’indécence de nos sociétés prêtes à tirer profit de tout, y compris de la mort.
Un joli thème et de belles images qui peinent à porter un récit qui s’engourdit lentement dans l’hiver Montréalais sans que rien ne vienne vraiment surprendre. Contrairement à Sam Karmann, qui faisait mouche grâce à l’humour noir de son écrivain, Thomas Vincent donne l’impression d’être comme son promeneur de chien : il déambule sans but dans les rues et les parcs sans parvenir à donner assez de mordant à ses péripéties canines, et cela en dépit de la justesse du propos.
Reste les acteurs, tous épatants. De Géraldine Pailhas, en épouse dragon obnubilée par la réussite, à Thierry Lhermitte dans une composition pleine d’émotion. Plus sobre qu’à l’accoutumée et à l’image de son personnage, il trouve ici un second souffle et l’un de ses meilleurs rôles.