Affiche du film Miss Peregrine et les enfants particuliers
Un jeune homme bercé depuis l’enfance par les histoires fantastiques de son grand-père découvre, à la mort de ce dernier, que le mystérieux refuge pour enfants particuliers tenu par Miss Peregrine existe bel et bien et qu’il est sans doute le seul à pouvoir les sauver du danger qui les menace.
En adaptant le roman de Ransom Riggs, Tim Burton effectue un agréable retour aux sources en revisitant certains de ses thèmes favoris.
L’enfance et le passage à l’âge adulte y sont une nouvelle fois abordés au travers de son univers où se mêlent toujours, avec bonheur, effroi et enchantement. Le cinéaste en profite au passage pour faire quelques clins d’œil à certaines de ses productions, de Edward aux mains d’argent à L’étrange Noël de monsieur Jack.
Loin d’avoir perdu sa griffe, Tim Burton propose avec ses enfants aux talents singuliers une alternative onirique et poétique aux belliqueux X-Men du professeur Xavier ainsi qu’un bel éloge de la différence.
La première partie du film, riche en surprises, offre son lot de personnages originaux et attachants tandis que la seconde, plus classique dans son combat contre les forces du mal, nous gratifie de quelques scènes jubilatoires dont une amusante bataille menée par une armée de squelettes, hommage à Jason et les Argonautes de Don Chaffey.
L’épatante distribution, où brille le talent du jeune Asa Butterfield, n’est pas non plus pour rien dans la réussite de Miss Peregrine et les enfants particuliers.
Enterré un peu vite après quelques films sans saveur, Tim Burton prouve une nouvelle fois qu’il n’est jamais aussi bon que lorsqu’il cultive ses obsessions si particulières.