Affiche du film Midnight Special
Deux hommes fuient dans la nuit en compagnie d’un enfant dont les médias disent qu’il a été kidnappé. Or, le jeune Alton est avec son père et un ami qui les aide à échapper aux membres d’une secte ainsi qu’aux forces de police lancés à leurs trousses.
C’est qu’Alton n’est pas un enfant comme les autres. Il possède de fabuleux pouvoirs sur lesquels le gouvernement aimerait bien mettre la main. Mais, Roy et sa femme sont prêts à tout pour que leur fils puisse avoir rendez-vous avec son fantastique destin.
Après le superbe Mud – Sur le rives du Mississippi, Jeff Nichols nous revient avec un scénario qui, tout en abordant les rives du fantastique, exalte la même envie de liberté que son précédent film ainsi que la force de l’amour filial : celui qui pousse l’enfant à aller de l’avant et à partir à l’aventure.
Midnight Special se présente donc sous la forme d’un récit initiatique qui, cette fois, s’intéresse moins aux enfants qu’aux parents, parfaitement campés par Kirsten Dunst – tout en sobriété – et l’excellent Michael Shannon.
En prenant le parti de l’émancipation de son jeune héros, Jeff Nichols se démarque de Steven Spielberg (auquel pourtant l’affiche se réfère) et propose une rencontre du troisième type plus adulte, jouant habilement des zones d’ombre de son récit pour mieux faire travailler l’imaginaire des spectateurs.
Comme à son habitude, le cinéaste fait cohabiter harmonieusement différents genres cinématographiques et sa mise en scène passe avec aisance d’une nerveuse fuite nocturne en voiture à un sublime lever de soleil au milieu d’un champ.

Photo de Roy et Alton dans Midnight Special
Une maîtrise qui ne parvient pas à pallier une certaine froideur, un manque d’émotion qui empêche, in fine, d’adhérer pleinement à l’histoire.
Sans parler de la vision, somme toute banale, de cet autre univers : proche de celui d’A la poursuite de demain avec George Clooney. Sans doute aurait-il fallu, là aussi, faire davantage confiance à l’imagination du public et au jeu des acteurs pour lui donner vie.
Ces réserves faites, Midnight Special vaut le détour, ne serait-ce que pour sa tentative de faire sortir le cinéma de science-fiction américain des sentiers (re)battus depuis tant d’années par Hollywood.

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