Affiche du film Au-delà du réel
Dans les années 70, un anthropologue bien allumé (il voit un homme à tête de mouton à sept yeux crucifié pendant qu’il fait l’amour avec sa femme qui a des révélations mystiques) teste des produits hallucinogènes dans des caissons de privation sensorielle. La découverte d’un champignon mexicain particulièrement puissant va lui exploser le corps et les méninges, en même temps que les rétines des spectateurs…
Cinéaste affectionnant l’excès, Ken Russel s’offre un délire ethno-érotico-mystico-scientifico-métaphysique grand-guignolesque qui prête aujourd’hui à sourire plus qu’à frémir.
Comme Kubrick avant lui, mais en nettement moins fin, il s’essaye à un questionnement sur les origines de la vie et de l’univers dans un 1981 l’odyssée de l’espèce un peu fumeux.
Au-delà du réel se résume donc à une suite d’expériences visuelles (aussi déstabilisantes qu’une soirée stroboscopique en boîte de nuit) débouchant sur l’apparition d’un ridicule primate qui trouve, comme par hasard, refuge dans un zoo. Sans parler d’un final où William Hurt, dont c’est le premier film, se voit transformé en étron humain !
Du grand n’importe quoi, dans le domaine du mauvais trip, qui a largement été surpassé depuis par les Télétubbies.

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