Affiche du film Star Wars 7 Le réveil de la force
30 ans après la bataille d’Endor et la mort de Dark Vador, le Premier Ordre a succédé à L’Empire et continue de faire régner la terreur.
Seul un Jedi pourrait remettre de l’ordre dans la galaxie, mais le dernier d’entre eux – Luke Skywalker – est introuvable depuis bien longtemps.
Relancer Star Wars : Mission Impossible ?
Pas pour celui qui a su relancer avec succès la franchise moribonde de Tom Cruise ou mettre un peu de vitalité dans la saga pour retraités Star Trek.
Mais que faire des films de George Lucas ? S’en s’affranchir et faire œuvre personnelle ou en tirer un hommage respectueux qui séduira les fans à condition de ne pas sombrer du côté sombre de la simple copie des précédentes trilogies ? Enfin, de la première trilogie, celle qui a marqué tous les esprits. Car vu les tirs, mérités, de blasters que ce sont pris les trois derniers films de Lucas, le choix de J.J. Abrams était finalement plutôt restreint.
Il a donc logiquement opté pour une suite au Retour du Jedi, en jouant sur le capital sympathie des acteurs de la première trilogie et en élaborant une variation sur les thèmes de Star Wars 4 : Un nouvel espoir. Variation que les plus remontés des fans ne pourront s’empêcher de qualifier de remake déguisé.
Pas faux. Mais ce Réveil de la force est surtout symptomatique d’un cinéma d’aventure américain incapable de se renouveler avec des sujets originaux, parce qu’assujetti à la tentation du fric facile des grands studios qui cherchent, vainement, à moderniser des films qui font partie de l’imaginaire collectif.
Oui, le scénario de Star Wars 7 est bien mince.
Mais celui de l’épisode 4 l’était tout autant et parvenait à donner le change grâce à ses effets spéciaux étonnants pour l’époque.
Et si l’on s’amuse au jeu des comparaisons, Le Réveil de la force est plus réussi que la Farce que nous avait infligée George Lucas avec sa Menace Fantôme.
Alors bien sûr, J.J Abrams fait des d’erreurs :
En dévoilant, dès le premier épisode de cette nouvelle trilogie, le visage du méchant Kylo Ren, d’autant que l’acteur qui l’interprète n’a vraiment rien d’effrayant, ni de charismatique, pour rester poli.
En montrant que le premier venu est capable de se servir d’un sabre laser (alors qu’il avait fallu deux films à Luke pour le maîtriser) et de tenir tête à un adversaire soi-disant rompu au maniement de cette arme.
Heureusement, le robot BB-8 et la présence d’Harrison Ford apportent un peu d’humour à l’ensemble. Tandis que la jeune Daisy Ridley, fort convaincante, fait oublier les prestations en demi-teinte de John Boyega et Oscar Isaac.
Sans oublier un joli coup de théâtre et une dernière scène qui laisse espérer des jours meilleurs pour l’alliance rebelle comme pour le spectateur.
Ni déshonorant, ni éblouissant, ce Réveil en manque de Force (auquel la 3D n’apporte rien) est un produit calibré pour plaire au plus grand nombre, en parfaite adéquation avec l’esprit Disney.
La fable se vérifie une fois de plus : la montagne Star Wars a accouché d’une souris (à grandes oreilles !).

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