Affiche du film San Andreas
Rien ne vaut un bon gros tremblement de terre (et des millions de morts) pour ressouder une famille dont les parents sont sur le point de divorcer.
Heureusement que la faille de San Andreas a la bonne idée de s’ouvrir pour dévoiler l’immense faille que le mari – un costaud au cœur tendre – gardait en lui.
« J’aurais dû m’ouvrir à toi, mais je ne savais pas comment » confie-t-il à sa femme qu’il vient de sauver d’un immeuble en train de s’écrouler.
Quant au film de Brad Peyton, il enchaîne sans faillir les poncifs inhérents aux films catastrophe. A savoir des effets spéciaux impressionnants et un son tonitruant au service de séquences spectaculaires à la limite du n’importe quoi (le pompon revenant sans conteste à l’ascension en bateau de l’impressionnante vague d’un tsunami) entrecoupées de longues scènes mièvres et/ou larmoyantes, alors que tout s’écroule autour des personnages principaux.
Une catastrophe où rien ne nous est épargné : de la résurrection improbable d’un des protagonistes au papa sauveteur, tellement pressé d’aller retrouver sa fille, qu’il passe sans s’arrêter près de plusieurs victimes qui surnagent au milieu des flots envahissant la ville en ruine.
Heureusement, même si God blesse encore America, la morale reste sauve puisque mère nature se débarrasse du lâche futur beau-père, épargne un vieux et son chien et permet à l’immense bannière étoilée de se déployer à nouveau au-dessus de la baie de San Francisco.
« Où serez-vous ? » nous demande-t-on sur l’affiche. Bah, pas forcément dans la salle pour aller voir ce San Andreas au goût de déjà-vu.

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