Affiche du film Fantômas contre Scotland Yard
Fantômas n’a pas dit son dernier mot et a toujours pour ambition de devenir le maître du monde. Pour cela, il décide de lever un « impôt sur le droit de vivre » auprès des plus riches hommes de la planète. Bien décidé à ne pas se laisser plumer, le riche écossais Lord Mac Rashley fait appel au commissaire Juve, au journaliste Fandor et à sa fiancée Hélène pour coincer l’inquiétant criminel masqué.
En 1967, alors que Fantômas cherche toujours à devenir le maître du monde, Louis de Funès s’est imposé comme le roi des comiques en France.
Avec Fantômas contre Scotland Yard, il vole définitivement la vedette à son partenaire Jean Marais, qu’il condamne à jouer les cascadeurs de luxe dans des scènes d’action devenues moins nombreuses que dans les deux précédentes aventures.
Il faut dire qu’André Hunebelle, dont la mise en scène n’a pas la précision comique d’un Gérard Oury, n’a d’yeux que pour de Funès auquel il laisse pratiquement carte blanche pour pimenter le récit de ses grimaces – lorsqu’il voit des pendus partout, parle à son cheval ou chevauche un lit voyageur – toujours accompagné de son faire-valoir Jacques Dynam, parfait contrepoint comique à ses pitreries.
Un peu plus réussi que Fantômas se déchaîne, c’est surtout la première partie du film qui retient l’attention avec son ambiance gentiment fantastique qui mêle lande brumeuse et château hanté, le tout magnifiquement illustré par les compositions surprenantes de Michel Magne. La seconde partie retombe, hélas, dans le film d’aventure standard avec un Fantômas moins combatif qu’à l’accoutumée, qui finit même par perdre de sa superbe en craignant par deux fois pour sa vie : face à l’amant de Lady McRashley, puis face à Hélène.
Il était temps pour le fameux génie du crime de disparaître définitivement. Son rire grinçant ne parvenant plus à cacher qu’il s’était fait, lui aussi, posséder par un autre génie… du rire celui-là !