Affiche du film Alabator, corsaire de l'espace
« Albator, Albator
Du fond de la nuit d’or
Albator, Albator
De bâbord à tribord
Tu veilles sur la galaxie
Sur la liberté aussi… »
Mais tu n’as visiblement pas l’œil sur ton adaptation cinématographique qui prend l’eau. Car si vaisseaux et affrontements stellaires impressionnent par leur réalisme, les différents personnages déçoivent avec leurs étranges faces de raies inexpressives aux yeux de merlan frit.
Côté intrigue, difficile de mordre à l’hameçon. Le scénario – très, très nébuleux – semble avoir été écrit par un plongeur en apnée au cerveau mal irrigué. Sinon, comment expliquer que le capitaine borgne fasse plus de cas d’une pâquerette que de la vie de ses adversaires qu’il éperonne ou pilonne avec une allégresse faisant passer le capitaine Achab pour un marin d’eau douce.
Même les fameuses Sylvidres ont été jetées avec l’eau du bain au profit d’une guerre pour un retour sur Terre sans queue ni tête.
De quoi prendre sa bitte d’amarrage et se la mordre devant cette bouillabaisse indigeste aux effluves de fond de cale et de poissons pas frais.