Affiche du film Good Morning England
En 1966, 25 millions de personnes écoutent Radio Rock. Une radio pirate qui émet depuis un bateau en pleine mer du nord. A son bord, huit hommes se relaient devant le micro, huit disc jockeys qui n’ont pas de limite et ont décidé de consacrer leur vie au rock’n roll. Une voix indisciplinée qui agace le gouvernement britannique qui va tout mettre en œuvre pour la faire taire. Attention, il va y avoir du roulis…
Une série de chansons connues et une brochette d’acteurs sympathiques suffisent-ils à faire un bon film ?
En voyant Good Morning England la réponse est clairement non.
Le film de Michael Curtis offre une vision beaucoup trop binaire (à l’image du rock qu’il plébiscite) de cette histoire inspirée de faits réels.
En gros, les DJ’s sont des gens forcément drôles et sympas (voyez comme ils fument des pétards et baisent à tout va), que tout le monde apprécie (voyez comme jeunes et vieux dansent sur leurs musiques) en butte à une autorité forcément répressive dirigée par de vieilles badernes sans scrupule aux méthodes de nazis (voyez comme Kenneth Branagh porte bien la petite moustache d’Hitler, au cas où le message ne serait pas assez explicite).
Une approche simpliste et longuette qui ne s’attarde pas vraiment sur les conditions difficile de cette vie en mer (un comble !) et préfère privilégier les petits numéros, pas toujours drôles d’ailleurs, de chaque DJ où dominent les prestations de Rhys Ifans et Philip Seymour Hoffman.
Une approche qui ne se pose pas non plus les bonnes questions.
Avez-vous remarqué comme on adore faire passer le rock pour une victime et ressasser comment il a eu du mal à s’imposer ? Alors que lui et ses dérivés encombrent les ondes et les émissions télé depuis bientôt 50 ans, au détriment des autres formes de musique ?
Et puis quel intérêt de mettre en avant des types qui sont devenus « célèbres » en passant les disques des autres ?
Sans doute soucieux de ne pas faire de vague afin de toucher le plus grand nombre, Richard Curtis se contente de mener mollement sa barque en laissant un peu trop souvent la barre à ses comédiens en roue libre.
Sans véritable maître à bord, le navire finit par prendre l’eau et le spectateur par sombrer dans les eaux troubles de… l’ennui.
Good Night England !

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