Affiche du film Minuscule : La vallée des fourmis perdues
Dans un écrin de verdure à proximité des montagnes, les restes d’un pique-nique déclenchent une guerre entre deux bandes rivales de fourmis qui convoitent la même boîte de sucres. Une jeune coccinelle, perdue et blessée à l’aile, va se lier d’amitié avec une fourmi noire et l’aider à sauver son peuple des terribles fourmis rouges.
Version longue de Minuscule – courtes fictions destinées aux enfants et diffusées à la télévision – Minuscule : La vallée des fourmis perdues reprend le concept original qui a fait le succès de la série qui montrait les aventures d’insectes en images de synthèse au cœur de véritables décors naturels (ici les Parc nationaux des Écrins et du Mercantour).
Loin de l’esthétisme plastique des dernières productions Disney (La Reine des neiges et toutes ses copines au patronyme commençant étrangement par un R : Rebelle, Raiponce…) et de l’action tonitruante de la plupart des dessins animés en provenance des États-Unis, Minuscule se démarque par son rythme paisible, ses décors champêtres et son absence de dialogues. Nuls Guillaume Gallienne, Arthur ou Nikos Aliagas pour venir gâter les cages à miel des jeunes spectateurs. Ici, les petites bêtes s’expriment à l’aide de drôles de sons bidouillés et leurs aventures font la part belle au comique de situations et au burlesque avec le concours d’objets du monde des humains ingénieusement détournés de leurs emplois habituels.
Une version joyeuse et ludique de Microcosmos qui offre son lot de poésie et de dépaysement, le tout pimenté de quelques scènes épiques comme celles de l’attaque d’une fourmilière (clin d’œil au Seigneur des anneaux).
La qualité de l’animation est au rendez-vous et confirme l’inventivité de l’animation française. Les petits personnages sont particulièrement bien typés – de la coccinelle espiègle à la méchante fourmi rouge aux mimiques, avec plissements des yeux, digne de l’Actors Studio – tout en évitant l’anthropomorphisme en vogue dans toutes les productions pour enfants mettant en scène des animaux ou des insectes.
Un joli voyage qui, s’il n’est pas exempt de quelques longueurs, ne manque pas de charme en tentant de redonner aux plus petits le goût des grands espaces et du temps qui passe.