Affiche du film Möbius
A Monaco, la CIA et les services secrets russes tentent de retourner une jolie tradeuse afin qu’elle surveille les activités douteuses d’un homme d’affaires pour lequel elle travaille.
La belle ne se laissant pas prendre facilement, un vigoureux membre de l’espionnage russe décide d’aller la « renifler ». Tant et si bien qu’il finit par la retourner, au propre comme au figuré, sans penser à surveiller ses arrières…
« T’es un putain de cadeau ! » dit la retournée à son amant au milieu d’un orgasme à répétition. On aurait aimé en dire autant de Möbius dont l’intrigue emberlificotée se dilue dans un rythme indolent.
Peu de rebondissements, pratiquement pas d’action mais des scènes d’amour longuettes où Cécile de France en rajoute dans la jouissance tremblotante tandis que Jean Dujardin joue les durs au cœur tendre avec ses tempes grisonnantes, sa barbe de trois jours et son torse tatoué.
Le scénario a beau essayer de se donner des résonances actuelles en nous parlant de crise financière et d’agitation des bourses, rien n’y fait. Pour Éric Rochant, le coup de foudre de ses héros prime sur les coups bas de ses espions, quitte à faire sombrer son film dans le ridicule avec un final digne d’un roman à l’eau de rose. Devant sa caméra trop sage, amour et espionnage ne font, hélas, pas vraiment bon ménage !