Affiche du film Taken 2
On prend les mêmes et on recommence.
Rejoint par sa femme et sa fille à Istanbul, Bryan Mills va devoir faire face à la vengeance du père d’un des proxénètes albanais tué dans Taken. (Vous savez, le gars qui avait eu la chance de tester la qualité des équipements électriques des pays développés).
Tel fils, tel père, celui-ci enlève l’ancien agent secret et sa femme et c’est au tour de leur fille de les délivrer…
Après la représentation glauque de Paris, Taken 2 offre une vision d’Istanbul que ne va pas cautionner le syndicat d’initiative local.
Flics corrompus et incompétents, quartiers malfamés et autochtones patibulaires n’invitent pas franchement à faire du tourisme en Turquie, malgré la présence de quelques palaces… Mais même là, on n’est pas en sécurité, ma bonne dame !
L’action, toujours aussi rance, est cette fois ponctuée par les appels réguliers du muezzin, histoire de jouer sur les peurs qu’engendre actuellement l’islam en occident.
Le scénario se cantonne à une bête histoire de vengeance, comme le fait d’ailleurs remarquer au méchant un Liam Neeson dont le regard est aussi éteint que le jeu. Heureusement que les accessoiristes ont eu la bonne idée de nous ressortir sa veste en cuir noir pour nous faire comprendre à quel moment il va faire « ce qu’il sait faire le mieux ».
Quant aux invraisemblances… Elles sont une nouvelle fois légions. Allant du ridicule (l’incroyable méthode de Mills pour se repérer les yeux bandés dans une camionnette en mouvement) au carrément débile (les grenades lancées en pleine ville pour permettre au héros de situer l’endroit où il est prisonnier).
C’est à se demander pourquoi les Mills s’obstinent à quitter leur pays si calme et idyllique. Sans doute pour permettre à leur fille d’apprendre à conduire sans peur d’emboutir une voiture ou d’écraser quelqu’un. Car, au final, tout l’enjeu du film se trouve là : Kim aura-t-elle son permis à la fin de ces éprouvantes aventures ?
Y’a pas à dire, le nouveau film de Mégaton à tout d’une Mégadaube !