Affiche du film Cherchez Hortense
Damien, professeur de civilisation chinoise, a promis à sa femme et son beau-frère de plaider la cause d’une Serbe sans papiers auprès de son père, conseiller d’État, avec qui il n’a que peu d’affinités.
Mais entre petits mensonges, contretemps et tracas familiaux, sa requête devient presque mission impossible.
Sous couvert d’un sujet de société (les expulsions d’étrangers en situation irrégulière), Pascal Bonitzer se penche sur les problèmes de communication d’un homme avec son entourage (qu’il soit familial, amical ou professionnel) et le mal être qu’ils engendrent.
Sur un thème similaire, et avec le même acteur principal, Kennedy et moi de Sam Karmann mêlait avec réussite : humour noir, émotion et répliques vachardes. Ce n’est pas le cas de Cherchez Hortense qui, sous des dehors généreux, aligne des scènes tièdes et convenues (pour un rebondissement surprise que de coïncidences !) mises en scène avec un manque de dynamisme qui nuit au rythme du film. Au final, il ne se dégage que très peu d’émotions de ces péripéties sentimentalo-bourgeoise et l’ensemble reste très verbeux, même si quelques dialogues sonnent juste.
Jean-Pierre Bacri reprend ici un rôle qu’il connait bien mais semble physiquement lassé. Lointain cousin du Simon Polaris du film de Sam Karmann, son personnage, s’il est toujours aussi désabusé, a visiblement perdu l’envie de se révolter. Il faut dire qu’entre un gamin tête à claques et une femme absente, il y a de quoi déprimer.
Seuls Isabelle Carré (tour à tout pétillante et sensible) et Claude Rich (ambigu à souhait) tirent leur épingle du jeu. C’est peu…
Plutôt que de Cherchez Hortense, Pascal Bonitzer aurait mieux fait de relire son scénario et de chercher un peu plus d’impertinence.