Affiche du film : La clinique de l'amour
John et Michael sont chirurgiens dans la clinique paternelle.
Lorsque John, médecin intègre et timide, voit celle qu’il aime en secret épouser son opportuniste et dragueur de frère : appendicites, fibroscopies et vasectomies n’ont plus le même goût pour lui. Il décide de s’exiler au Canada tandis que Michael, tombé sous le charme d’une brûlante infirmière, transforme la clinique en centre de chirurgie esthétique…
Inspiré des soap operas américains et de leurs intrigues caricaturales, La clinique de l’amour reprend à son compte les travers de ces mauvais programmes télévisés qui tiennent en haleine les ménagères désœuvrées et aident les pensionnaires des maisons de retraite à quitter ce monde sans regrets.
Auteur, acteur et réalisateur, Artus de Penguern (qui s’était fait remarquer il y a onze ans avec une comédie rageuse et déjantée : Grégoire Moulin contre l’humanité) reprend ici l’idée d’un de ses courts métrages tourné en 1999 avec Pascale Arbillot et Antoine Duléry : La polyclinique de l’amour. Malheureusement, ce qui était original et drôle il y a 14 ans fait aujourd’hui tout juste sourire et sent un peu le réchauffé. Il faut dire que depuis, les comiques télé ne se sont pas privés de ce genre de parodie et que l’excellent feuilleton québécois : Le cœur a ses raisons est passé par là et a déjà tout dit ou fait sur le sujet.
On doit donc se contenter d’un humour décalé vu – au mieux – dans l’émission Palace (bonjour, Ged Marlon) ou – au pire – dans les sketches façon Canal + (Bonjour, Anne Depetrini ???).
L’interprétation naviguant entre le miteux (l’ours), le calamiteux (Bruno Salomone et Héléna Noguerra) et le souffreteux (Michel Aumont, Dominique Lavanant et Vernon Dobtcheff semblent bien fatigués) n’aide vraiment pas le film. Seul Artus de Penguern retient finalement l’attention. Malheureusement, en se donnant le rôle du gentil sans relief, il se prive de l’humour méchant qui faisait tout le sel de sa prestation dans le court métrage original (sans parler du regret de ne pas voir Pascale Arbillot reprendre le rôle qu’elle tenait dans La polyclinique…).
Au milieu de cette charge convenue ne subsiste qu’un bel hommage au Chaplin de La ruée vers l’or. Hommage qui semble, hélas, un rien déplacé au milieu de la lourdeur de l’ensemble.
C’est bien peu pour tomber amoureux !

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