Affiche du film Battleship: un énorme vaisseau extraterrestre sort de l'eau face à un navire de guerre
Nouveau drame dû à la barrière des langues.
Pas très malin d’appeler « Projet Beacon » la tentative de communication avec une planète similaire à la nôtre, située dans une galaxie éloignée.
Aussitôt, cinq vaisseaux extraterrestres rappliquent avec dans l’idée de faire des humains leur « Bacon » du matin.
Heureusement pour l’humanité que quelques Marines, bien ancrés du pantalon, décident de ne pas se laisser transformer en bâtonnets de poisson…
Naviguant entre patriotisme exacerbé et ridicule assumé (du moins, on ose l’espérer en découvrant la sidérante marche des vétérans au ralenti) le scénario, d’un vide abyssal, se maintient tout juste à flot grâce à l’efficacité de ses effets spéciaux.
Moins neuneu que la série des Transformers mais tout aussi inepte, Battleship plaira surtout aux amateurs de films d’action où la femme est à l’honneur… Vous savez, ces films qui louent, entre deux scènes viriles, la présence d’esprit des blondes en mini short et qui sollicitent les starlettes du R’n’B pour venir jouer les rebelles tatouées, avec dans leurs petits bras musclés une grosse mitrailleuse à la place du micro.
Du côté des hommes, Taylor Kitsch, après avoir participé au naufrage de John Carter, poursuit avec la légèreté d’un jeune cachalot son entreprise de destruction (de l’intérieur) des blockbusters américains, tandis que Liam Neeson vient cachetonner quelques minutes avant de sombrer… dans l’oubli.
Devant tant d’atouts réunis, pas étonnant que les extraterrestres, avec leur tête de chèvre et leurs longs doigts boudinés, ne fassent pas le poids.
Vous l’aurez compris, avec ses concours de gros canons, Battleship fait dans la catégorie poids lourd. Mais, plus invraisemblable que vraiment dingue, cette ode maritime à la gloire du trouffion des mers finit par devenir vraiment lourdingue !

Bande annonce du film Battleship

Haut de la page d’acceuil