Affiche de Une pure affaire
Rien ne va pour David.
Il travaille depuis des années pour un cabinet d’avocats qui l’exploite et sa femme, à qui il n’a plus grand chose à dire, vient d’être licenciée.
Un soir de Noël, en promenant son chien, il découvre un sac remplit de cocaïne et un téléphone portable lui permettant d’être joint par tous les clients du dealer malchanceux. Avec le soutien de sa famille, David va tenter d’écouler la marchandise…
Sortant du sentier battu des comédies françaises pleines de bons sentiments, Une pure affaire se distingue par son scénario plaisamment immoral.
Semblant s’inspirer de l’adage : « L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue », le cinéaste nous montre avec habileté comment David et sa femme changent du tout au tout grâce à la manne financière que génère leur petit trafic : leur couple se retrouve amoureux comme au premier jour et David, enhardi par ses succès de vendeur à la sauvette, gagne confiance en lui et monte en grade au sein de son cabinet. Cette transformation morale et physique, François Damiens et Pascale Arbillot la font passer avec humour et finesse. Leur prestation convaincante contribue grandement à la réussite de cette comédie en demi-teinte dont Alexandre Coffre fait prendre à mi parcours à une gravité inattendue, sans toutefois plomber la légèreté de l’ensemble. Ce qui n’est pas un mince exploit.
Dommage que la fin du récit recoure à certaines invraisemblances pour justifier un décevant retour à la norme. Sans doute le prix à payer pour que la comédie grinçante ne vire définitivement au drame.
Il n’empêche, avec sa belle liberté de ton et ses dialogues savoureux, Une pure affaire interroge sur notre société en faisant mieux que de jeter de la poudre… aux yeux.

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