Cal voit sa vie bien rangée totalement chamboulée lorsque sa femme lui annonce qu’elle veut divorcer. De nouveau célibataire, il passe toutes ses soirées dans un bar à ressasser son infortune et importuner les clients. Un jeune et séduisant playboy, agacé par ses jérémiades, va tenter de lui enseigner ses techniques de drague…
Scénaristes de l’hilarant Bad Santa (2004) et réalisateurs de l’émouvant et déjanté I Love You Phillip Morris (2010), le nouveau film du tandem Requa et Ficarra avait de quoi susciter l’intérêt. Malheureusement, Crazy, Stupid, Love n’est pas vraiment à la hauteur des attentes que pouvait laisser espérer son titre et ne fait preuve d’une certaine dinguerie que dans sa première demi-heure.
Pourtant, si l’on fait abstraction de son titre trompeur et que l’on reconsidère le récit sous l’angle de la comédie romantique plutôt que du burlesque, le résultat est loin d’être désagréable. Grâce, en partie, à son excellente distribution !
Steve Carell, Julianne Moore, Ryan Gosling, Emma Stone, Marisa Tomei et Kevin Bacon mettent tout leur talent au service d’un scénario qui parle avec finesse des rapports amoureux et des frustrations qu’ils engendrent.
Le récit ménage d’ailleurs, dans son dernier tiers, deux surprenants rebondissements qui contribuent grandement au charme de l’ensemble.
Dommage que le scénario plébiscite au final un certain conformisme – moral et amoureux – atténué, il est vrai, par un pied de nez des plus jeunes aux convenances.
Même si il n’est pas assez fou, ni complètement stupide, le dernier film de John Requa et Glenn Ficarra continue, après les amours homosexuels de Jim Carrey et Ewan McGregor, d’explorer avec malice et acuité le monde des sentiments.

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