Un homme, devenu le jouet d’une expérience scientifique, se voit contraint de revivre sans cesse les huit dernières minutes de la vie d’un passager d’un train qui a explosé. Prenant possession de l’esprit de son hôte, il doit tout faire pour découvrir l’identité du terroriste et l’empêcher de nuire de nouveau.
Après un film de science-fiction plutôt bluffant (Moon avec l’excellent Sam Rockwell : passionnante mise en abîme sur le thème du clonage qui n’a malheureusement pas eu les honneurs d’une sortie en salles) Duncan Jones – par ailleurs fils de David Bowie – nous revient avec un autre sujet de science-fiction qui s’amuse des paradoxes temporels.
Loin de se contenter de son habile divertissement (servi, une nouvelle fois, par de bons comédiens : Jake Gyllenhall et Michelle Monaghan forment un couple attachant), le réalisateur se paye le luxe d’une réflexion sur les thèmes du libre arbitre et de la destinée de façon beaucoup plus fine et inventive que ne l’avait fait L’agence de George Nolfi, sorti il y a quelques semaines.
Un film qui donne – un peu – à réfléchir et proclame la supériorité de l’esprit sur le corps, voilà qui change du tout venant des films d’action décérébrés hollywoodiens et mérite qu’on entreprenne cet étrange voyage ferroviaire, amoureux et temporel.
Quant à Duncan Jones, il s’impose comme un réalisateur à suivre…

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