Exploit remarquable, Les rivières pourpres 2 arrive à être encore plus nul que son prédécesseur.
L’intrigue « vaguement religieuse » n’a aucun intérêt (d’ailleurs, les fameux spécialistes confondent moine et prêtre à longueur de dialogues) et les invraisemblances s’enchaînent à une rythme soutenu sans que jamais une explication plausible ne soit donnée.
Vous saviez que dans les années 40, un sérum avait été inventé qui donnait l’agilité des Yamakasi ?
Les dialogues sont d’une bêtise consternante ! Exemple ?
Les deux héros trouvent un passage dans le clocher d’un monastère qui les mène directement… dans les souterrains de la ligne Maginot…
Réaction de la spécialiste en religion avec qui ils sont en contact radio : « Donc, il y a lien entre le monastère et la ligne Maginot ! »
Ben tiens, belle déduction !
Quant au final, il est bâclé en trois minutes avec un piège à la Indiana Jones qui doit faire mourir de rire Harrison Ford.
Quelle tristesse de voir Christopher Lee embarqué dans cette galère qui prend l’eau de toute part sous le regard endormi de Jean Reno et la mâchoire crispée de Benoît Magimel.
Et ce n’est pas la mise en scène qui les sauvera du naufrage. Avec son montage saccadé et ses belles images sur et sous exposées, elle rappelle les mauvais clips vidéos des années 80 !
Si vous voulez passer une bonne soirée, relisez plutôt Les moines rouges, une vieille bande dessinée tirée de la série Gil Jourdan. Côté ambiance, il y a comme un air de ressemblance et l’intrigue valait beaucoup mieux que ce salmigondis à la sauce apocalyptique.