Un riche fils à papa décide, au volant d’une voiture noire truffée de gadgets, de se faire passer pour un voyou afin d’infiltrer et combattre les gangs qui sèment la terreur en ville. Il est aidé dans sa tâche par Kato, son chauffeur chinois : inventeur génial et maître en arts martiaux.
Excellente surprise que ce Frelon Vert (Green Hornet). Pourtant, sur le papier, la transposition sur grand écran d’une vieille série des années 60 – dont le principal intérêt était la présence de Bruce Lee dans le rôle l’assistant du justicier – avait de quoi laisser sceptique.
Mais c’était sans compter sur la présence au générique de trois précieux atouts.
Seth Rogen, tout d’abord. Producteur et scénariste du film mais surtout connu pour ses savoureuses prestations comiques dans les productions de Judd Apatow (40 ans, toujours puceau, En cloque mode d’emploi…). En héros balourd et maladroit, il est le contrepoint parfait d’un Kato futé et virevoltant. (Saluons au passage la belle prestation de Jay Chou qui n’a rien d’un faire valoir et défend fort bien son rôle). La bagarre qui l’oppose, au cours du film, à son patron justicier n’est pas sans rappeler les combats destructeurs opposant l’inspecteur Clouseau à son fidèle serviteur (également appelé Kato) dans les films de La panthère rose de Blake Edwards.
Plus surprenante encore est la présence de Michel Gondry à la réalisation. Le cinéaste bricolo de Eternal Sunshine of the Spotless Mind ou de Soyez sympa, rembobinez apporte une réelle plus-value au film en privilégiant l’action à l’ancienne et les trouvailles visuelles plutôt que de tomber dans les effets spéciaux faciles.
Enfin, un film de super héros, digne de ce nom, ne serait pas parfait sans un affreux super méchant et un excellent acteur pour l’incarner.
C’est le cas ici.
Christoph Waltz, dans la droite lignée de son effrayant personnage de nazi dans Unglorious Basterds de Tarantino, peaufine avec délectation son personnage de salaud onctueux et sadique.
Seul petit regret : les apparitions anecdotiques de Cameron Diaz dont l’abattage comique n’est pourtant plus à démontrer.
Cette addition de talents participe à la réussite de The Green Hornet, blockbuster inattendu qui oscille habilement entre film de super héros et comédie façon SuperGrave.
Vivement la suite !